Création de l'association

De 1872 à aujourd'hui

Le Souvenir Français est né en 1872 en Alsace et Lorraine occupées, mais c'est en 1887 que Xavier NIESSEN, à Neuilly, créait de façon officielle l'association.

Au-delà de l'entretien de tombes de ceux qui étaient morts pour la France et de l'érection de stèles et de monuments, il s'agissait de maintenir le souvenir de la France en Alsace-Lorraine et le souvenir de l'Alsace-Lorraine en France : le SOUVENIR FRANCAIS trait d'union entre la France de l'Intérieur et les provinces séparées.

Dès 1889, le Souvenir Français connaît une expansion remarquable grâce à la première équipe qui entoure M. NIESSEN : M. FLASCH, le Colonel BAUDE et le Capitaine GUERIN ; après Bordeaux (Commandant BORELLI), de nombreux comités sont créés dans les Pyrénées Atlantiques (M. LABILLE), la Charente Maritime (M. MARCHAIS), la Marne (Dr PERCHERON), la Saône et Loire (M. CHABERT), la Haute-Saône (Commandant TEILLARD), la Meurthe et Moselle (M. CHONE), à Lille (M. LA SARSON), à Calais (M. JACQUES) et même à Bruxelles (M. BOCLETS)...

Il est à noter que, dès cette époque, l'action du Souvenir Français ne se limitait pas à s'occuper en France des tombes comme à Héricourt, Villersexel ou Stonne ou à ériger des monuments commémoratifs comme à Brive, Le Creusot, Niederbronn, Dijon ou Montbard par exemple ; il agissait, déjà, à l'étranger (Waterloo, Iles Sacrificious au Mexique).

Durant la guerre de 1914-1918, le Souvenir Français s'occupait tout particulièrement des soldats décédés dans les hôpitaux de l'intérieur comme à Marseille, Besançon ou Brest et apportait le réconfort à leurs familles, et dans le même temps procédait à l'érection de monuments (47 en 1915). Après la Grande Guerre, le Souvenir Français n'est plus le seul à s'occuper des tombes ; l'Etat en prend une large part à sa charge, mais très rapidement l'action de l'association sera coordonnée avec celle de l'Etat pour les tombes et avec les communes pour les monuments.

A la veille de la seconde guerre mondiale, il est présent dans tous les départements français et dans les colonies soit directement, soit par l'intermédiaire d'associations soeurs (Souvenir Indochinois par exemple).

Pendant l'occupation allemande, de 1940 à 1944, il continue ses activités dans la limite des possibilités. Le Général de GAULLE, Président du gouvernement provisoire de la République en 1944, patronne notre association et rend hommage au travail accompli. Le Souvenir Français, retrouve alors, une expansion importante et compte en 1958 plus de 300 000 membres adhérents directs, s'appuyant beaucoup sur les anciens combattants.

Depuis une trentaine d'années, les présidents successifs, conscients de l'érosion inéluctable du monde combattant, insistent sur le nécessaire recrutement d'adhérents plus jeunes à qui des responsabilités doivent être confiées au sein de l'association.

Aujourd'hui, l'association est présente dans tous les départements de Métropole et d'Outre Mer regroupant des délégués généraux ou correspondants dans des pays étrangers. Elle tend vers une représentation toujours plus large afin d'assurer nos missions vers tous les départements de Métropole et d'Outre Mer, ainsi que dans les pays étrangers, où les soldats français reposent.

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Date de dernière mise à jour : 31/01/2016

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